Trévoux : L’heure médiévale a sonné
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Photo : Les figurants se prêtent avec délices aux répétitions. / La guilde pérugienne sera fidèle au rendez-vous.
Oyez, oyez, bonnes gens, seigneurs ou manants, jouvencelles ou nobles dames, serfs ou bourgeois, gravez en vos tablettes les 17 de 14 à 20h et 18 juillet de 10 à 18h rendez-vous au pied des tours où ressuscitera pour 48 heures au temps des chevaliers le château fort de Trévoux. Troubadours, menestrels, coupe-jarrets et autres passe-lacets s’esbaudiront autour d’un marché d’époque, à l’ombre de ce vestige du passé. Présents en cette fête médiévale 40 figurants en costumes, 9 compagnies médiévales, près de 120 artistes. Les Chevaliers de l’ordre Noir http://www.leschevaliersdelordrenoir.com ; La cour Pontificale http://www.lacourpontificale.com ; La Guilde Pérugienne http://guildeperougienne.wifeo.com ; L’OST de l’Arc Droit ; Les Gagne Deniers ; La Forge de l’Ours ; Les Camins de Montbloy ; La Compagnie Pestaculaire ; Armageddon. Une saynète écrite et mise en scène par Catherine Bochet sera produite par l’association Les Rives du Temps. Un marché médiévale complètera ce week end avec taverne et auberge. Des animations entièrement gratuites se dérouleront au long de ces 2 jours. Venez replonger dans l’Histoire et découvrir la vie d’époque, ses rites, combats, chants et danses, etc… Entrée 4 €.
Le château fort
Oyez, oyez paltoquets, fifrelins, apothicaires, ribaudes et autres tire-laines, l’histoire de notre château fort narrée par messire Romain Cavallero prévost des baillis à l’Office de tourisme : « La construction du château fort de Trévoux surplombant la ville, par les Sires de Thoire Villars remonte à la fin du XIIIe siècle avec l’édification de la pièce maîtresse : un donjon de 28 m de haut, octogonal et polychrome. Entièrement remanié au cours du XIVe, il se vit adjoindre un corps de logis et deux nouvelles tours. Un rempart en brique et en pierre entoure alors la ville et 4 portes y sont ménagées : la porte de Villars, la porte de Lyon, la porte de Saône et la porte de St Bernard. Il subit une nouvelle attaque en janvier 1563, menée cette fois-ci par les protestants qui pour en venir à bout mineront la tour maîtresse. Le château était en ruine à la fin du XVIIe siècle, on cesse de réparer la basse cour, en ruine dès la fin du XVe siècle et il semble qu’il ne fut plus utilisé après l’attaque de 1563. A la Révolution, la moitié supérieure du donjon et les portes de Lyon et de St Bernard sont démolies. L’édifice subit d’importantes dégradations dues à plusieurs siècles d’abandon ainsi qu’à la Révolution. Du château fort médiéval demeure aujourd’hui la haute-cour avec ses trois tours : le donjon octogonal (16 m), la tour en fer à cheval et la tour circulaire. La porte de Villars, située rue des Tours, également préservée vient d’être restaurée. Alors que depuis belle lurette il n’est plus une menace pour quiconque, ce symbole du pouvoir seigneurial et de l’ancien régime fut encore la cible de la fureur révolutionnaire. En effet, c’est en 1794 qu’on abattit les deux étages supérieurs de la tour octogonale.Le château devient propriété du Département en 1822, classé Monument Historique, il a fait l’objet de plusieurs campagnes de restauration. »
Michel Stival Voixdelain du 16 07 10
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